Caranda





L'ancien moulin était à l'écart du centre du village tout en étant dans la commune.Outre la départementale, le site de Caranda est aussi accessible par un ancien chemin à travers champs.









La ferme rénovée est habitée


 




Au niveau de la ferme, le Ru de coupé et l'Ourcq se rejoignent










L'album de Caranda répertorie les principaux objets trouvés par Frédéric Moreau dans l'Aisne de 1873 à1875. Voici le plan des fouilles à cette époque. On voit que le cimetière se trouvait là où se trouve un champ actuellement:


       



"En 1851, des sépultures ont été découvertes fortuitement par un agriculteur, M. Pétrofe, meunier, y avait déjà trouvé des débris d'armes: quelque temps plus tard, des ouvriers occupés à extraire du sable (sablière) prés du moulin de Caranda ont mis à jour des ossements humains et un vase. En 1872, des membres de la Société archéologique et historique de Château-Thierry ont constaté l'existence d'une nécropole, à proximité du moulin. Les fouilles commencèrent la même année par A. de Vertus, ont ensuite été reprises par F. Moreau de 1873 à 1875. La nécropole se trouvait sur un monticule à proximité de l'Ourcq, occupant environ 3 ha, près d'une sépulture préhistorique de type allée couverte. F. Moreau aurait fouillé 2600 sépultures, s'échelonnant de la Tène I au Moyen-Age; selon son journal de fouilles, qui, le plus souvent, ne détaille pas précisemment le contenu des sépultures, on y comptait environ 300 sépultures "gauloises", 100 "gallo-romaines" et 2200 mérovingiennes. La plupart des sépultures étaient non construites, même si certaines ont livré des traces de cercueil: F. Moreau n'a signalé que 30 sarcophages en pierre, qui apparemment avaient déjà étaient violés. Si les sépultures "gauloises" et mérovingiennes étaient assez bien organisées, les sépultures gallo-romaines étaient disséminées. Le matériel de cette nécropole était trés abondant, mais il a été rapidement dispersé par F. Moreau; une partie a rejoint sa collection, tandis que les objets qui lui semblaient de moindre valeur ont été offerts ou vendus. L'Album de Caranda (fascucule I, publié en 1877) ne livre donc qu'une vision incomplète de sa richesse, et le journal de fouilles, lui-même, conservé au M.A.N., ne permet qu'une approche partielle du site." Extrait de L'Aisne de Blaise Pichon.



   

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