Cierges 02130                 

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Au sud de la région de la Picardie , dans le département de l'Aisne, Cierges appartient  à l'arrondissement de Château-Thierry et au canton de Fère-en-Tardenois.


                                                                                                                                                          

A 7.1 km de Fère-en-Tardenois, à une altitude moyenne de 155 mètres (133min/226max) et aux coordonnées 49° 9'57" Nord | 3°36' 8" Est, le village de Cierges se situe entre plaines agricoles et massifs boisés sur une surface de 8,22 km², et au nord-est de cette identité géographique qu'est l'Omois, dans le Tardenois, contrée ancienne où les lourdes terres brunes des cultures et pâturages flirtent avec les étendues sablonneuses plantées de pins et de roches géantes tendues vers le ciel comme un souvenir de préhistoire.








Le nom de la commune a évolué tout au long de l'histoire d'après ce dictionnaire publié en 1871:



J'ai relevé une autre étymologie, Cyerge tirée d'une carte nommée "Dioecese de RHEIMS, et Pais de RETHEL" de 1635 par Jean Jubrien Chalonnois,
et, en 1756, sur la carte de Cassini, le nom de la commune s'écrit à nouveau "Cierge".

Maximilien Melleville,
en 1857, nous renseigne, entre autres, sur de nouvelles étymologies:





Les seigneurs de Cierges, décrits ici à partir de 1595, appartiennent à la famille du Houx (du Houzé) qui arbore (
d'après Borel, Armorial Picardie, Généralité Soissons, 1878, T 3, p. 101 n° 113) un blason "De gueules, à trois bandes d'argent, accompagnées de quatre annelets d'or en barre".
Si la commune de Cierges devait avoir un blason voici comment il pourrait être:






L' "Historique du Tardenoisien et des communes voisines de Fère en tardenois", H.Prieux, 1988, publie tous les noms des seigneurs de Cierges,

1595 Jonas du Houx, écuyer, seigneur de Cierges (♀ Marie de Bièvre)
1621 Antoine du Houx (♀ Madeleine Leblond)
1633 Antoine Judas, seigneur de Caranda
1662 Charles du Houx, seigneur de Cierges (♀ Catherine Picot)
1698 Charles du Houx, seigneur de Cierges (♀ Jeanne Françoise Noël)
1723 Bonaventure Alexandre de Fruges, officier de la cavalerie, seigneur de Cierges (♀ Louise Jeanne Antoinette du Houx)
1728 Jeanne Antoinette Louise du Houx seigneur de la paroisse (Fille de Charles du Houx)
1753 Louis Alexandre Jean de Fruges, écuyer, ancien mousquetaire du roi, seigneur de cierges
...                        

Et, les "Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France", Tome III, publiées par M. Lainé en 1850 évoque le nom des seigneurs de Fruges:

"De Fruges, seigneurs de la Massonière, élection de Châteu-Thierry, ont été maintenus dans leur noblesse par M. Dorieu le 23 novembre 1667.
D'azur, à la tour d'argent, sur une terrasse de sinople, soutenue de 2 lions d'or, armés et lampassés de gueules."

Un nouvel écusson pourrait s'ajouter aux armoirie de Cierges:


      
       
On s'aperçoit que la population était plus importante à l'époque car en 1999 la densité n'était que de 7 habitants au km².
Un nouveau recensement est prévu cette année 2008.



Autres données INSEE



      

Extrait d’un article photocopié que je situerais vers 1881, obtenu par une habitante de Cierges :


« Village de 245 habitants, canton et poste Fère-en-Tardenois, ancienne Brie Champenoise, bâti dans une étroite vallée où coule La Saule, ruisseau qui se jette dans l’Ourcq au moulin de Caranda. Trois chemins vicinaux relient Cierges avec Coulonges, Ronchères et Courmont. Cierges est dominé par trois collines de 188, 212 et 221 mètres d’élévation. Caranda, moulin dépendant de Cierges, situé à la rencontre du ruisseau la Saule avec la Dhuis où il se perd, jouit d’une certaine célébrité depuis quelques années, par la découverte d’un cimetière Mérovingien due à un archéologue aussi infatigable que distingué, M. Moreau, de Fère. Cierges est mentionné dans le cartulaire de Saint-Yved de Braisne en 1154, sous le nom de Cirgis ; de Cierge en 1234, dans le cartulaire de l’abbaye d’Igny ; de Sierges en 1383, archives du Vermandois. Le pays fut aussi appelé Cerchia et Ciergiæ…

…Le nom de Cierges déjà adopté en 1383, comme nom populaire, avec la signification qu’on lui donne aujourd’hui, ne nous permet pas de douter que Cierges, dés son origine, n’ait été une fabrique ou un dépôt, de ce luminaire bien connu, en usage dans toutes les églises. La question serait de savoir, pour quel motif, le village de Cierges, aurait été doté de ce nom, préférablement à d’autres localités, où la cire se recueillait et se transformait en cierges, tout aussi bien qu’en ce village. Cette raison nous avons cru la trouver dans le nom de Caranda, qui fut un lieu de sépulture, bien avant d’être un moulin,. Caranda, Car-anda est un vieux mot de la langue celtique, prononcé à la façon picarde, Car, chariot et Anda, promenade.

Si on se transporte par la pensée à l’époque de la formation de Caranda, au cimetière, si on se souvient que le cimetière, pour le nom comme pour la destination, est une création toute chrétienne reposant sur la foi à l’immortalité de l’âme et surtout sur la foi en la résurrection des corps, on comprendra tout le zèle que durent manifester les premiers chrétiens. Nos ancêtres, pour honorer ces dépouilles mortelles destinées à se réveiller un jour ; c’est dans cette conviction qu’ils croyaient ne pouvoir rien faire de trop pour se procurer à eux-mêmes et à leurs proches une sépulture particulière entièrement distinctes de celles des payens

De là, cette pompe funèbre en usage dans toutes les chrétientés de l’univers et que l’incrédulité moderne chercherait en vain à déraciner.

Alors comme aujourd’hui, le luminaire jouait un grand rôle dans les cérémonies funèbres. Les cimetières étaient rares à cette époque, comme le clergé chargé de prier pour les morts, on les plaçait hors des lieux d’habitation pour se conformer à la loi romaine et on y menait les morts souvent de fort loin, la cérémonie d’inhumation ne commençait donc qu’au village de Cierges, c’était là qu’était donné le rendez-vous de la famille, là que se distribuait le luminaire, là, que suivant une coutume encore en usage dans notre Vermandois, le défunt était placé sur un char (un Kar) plus ou moins orné, là enfin, que commençait cette lente et lugubre (anda) marche qui conduisait le mort à son lieu de repos.

Tout, comme on le voit, se trouve justifié par les mots Cierges et Caranda, ainsi que les nombreuses sépultures découvertes dans cette dernière localité, témoins irrécusables les uns comme les autres d’un passé si loin de nous…

…En 1265, le chapitre de Saint Gervais de Soissons acquérait à Cierges une propriété consistant en hommes du corps, justices, domaines, fiefs, censives, four banal, etc., des deniers sur le moulin Furmel, le tout pour 200 livres tournois. En 1249, Saint-Médard de Soissons prétendait à des droits sur les hommes de Cierges. On cite à la même époque l’existence d’une léproserie dans ce village. »

      


Aujourd'hui, Cierges est une commune agricole produisant des ressources telles que betteraves, céréales, fourrage, lait... et il n'est pas rare de trouver des bovins et d'autres animaux quand vous vous y promenez. La commune est entourée de bois qui sont ouverts à la chasse en périodes ouvertes.

Le ru de Coupé traverse le village contournant les maisons, passant sous plusieurs ponts et rejoignant l'Ourcq près de la ferme de Caranda. A cet endroit de la commune se trouvait un moulin au 19ème siècle où l'archéologue Frédéric Moreau découvrit en 1872 un cimetière gallo-romain et mérovingien dont le mobilier est déposé au musée de Saint-Germain-en-Laye. Le nom est resté au Dolmen de "Caranda" mais à cet endroit ne se trouve plus aujourd'hui qu'une ancienne ferme rénovée et habitée.

Vers le centre du village, au croisement de la rue Principale et de la rue de l'Eglise, se trouve un ancien lavoir; un autre lavoir, caché, se situe derrière le 25 de la rue principale, il  était relié a un sentier qui n'est plus accessible aujourd'hui.

Plus haut, en face de la mairie, trône l'église Notre-Dame qui date du 12ème/13ème siècle, classée monument historique depuis 1920 et dont la vierge est la patronne du village (se fête le dimanche suivant le 15 Août). Cierges dépend du diocèse de Soissons, de la paroisse nommée Saint Jean Eudes.

Au milieu du village se trouve le monument célébrant ses morts de la guerre 14-18.

En remontant un chemin rural au bout de la rue Principale, on peut trouver une stèle du 19ème siècle dans un lieu du village nommé Belle-Vue et offrant un panorama sur la vallée de I'Ourcq. Rougemont est une crête ou ligne de faîte située au nord de Cierges.





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